Historique sur CAVAILLON, cité Cavare
Le nom de Cavaillon
vient du latin "cabellion" ou bien de "pagus caveliccus".
Le site même de Cavaillon fut occupé dès
la préhistoire.
On a d'ailleurs retrouvé des sites préhistoriques à Baumes des Enfers.
Les Gaulois occupèrent eux aussi ce point stratégique à la croisée de plusieurs
voies de circulation et réglementant l'accès au massif du Luberon.
Un oppidum gaulois des Cavares a été découvert sur le mont St-Jacques.
Restent la trace de puits et de silos à grain.
Ce sont les romains qui développeront de façon significative, la ville de
Cavaillon.
Outre, des mosaïques et des statues, les Romains nous ont laissé un ravissant
petit arc de triomphe sculpté datant du premier siècle de notre ère.
Les deux arcades du monument surplombaient à l'origine la voie Domitienne.
Ils furent déplacés sur la nouvelle place du Clos au 19e siècle.
Dès le 4e siècle, Cavaillon deviendra un siége épiscopal.
Pendant le Moyen-Age, Cavaillon fait partie du royaume d'Arles et du marquisat
de Provence.
La seigneurie était partagée entre l'évêque de Cavaillon et les vicomtes de
Cavaillon.
Ensuite, le partage se fit avec le Saint-Siège.
Au 12e siècle, Raymond VI de Toulouse était marquis de Provence.
Cavaillon sera donc impliqué dans la Croisade contre les Albigeois en faveur
desquels Raymond s'était positionné.
Cela valu à Cavaillon de passer aux mains du Vatican au 13e siècle avec la
défaite de Raymond de Toulouse.
En 1562, en pleine guerre de Religion, Cavaillon sera mis à sac par les milices
protestantes du baron des Adrets.
La ville sera ravagée par les flammes.
Les églises seront elles aussi incendiées.
Aujourd'hui, seul reste de ce passé médiéval, la porte d'Avignon, vestige des
anciens remparts.
On peut encore découvrir les ruines de l'ancienne ville sur le Mont St-Jacques
qui domine Cavaillon.
Cette colline est la seule aspérité dans la grande plaine alluvionnaire de la
Durance.
D'une surface d'environ 300 ha, elle domine cette vallée du haut de ses 180
mètres.
Sa richesse géologique et historique en fait un lieu d'un grand intérêt
historique.
Occupée très tôt du fait de son implantation en hauteur, la colline
St-Jacquessera protégée au nord par des remparts au IIe siècle
av. J-C dont subsistent quelques ruines.
Sur cette colline, un enfant du pays César de Bus (1544-1607),installera un
ermitage avant de fonder plus tard, la congrégation des Pères de la Doctrine
Chrétienne.
La ville de Cavaillon peut s'enorgueillir de posséder un patrimoine
architectural civil et sacré de premier ordre.
Les rues et ruelles de la ville offrent de superbes hôtels particuliers bâtis au
17e siècle.
Notons que la mairie est elle-même installée dans l'un de ces bâtiments
L'hôtel de ville était le signe du pouvoir temporel face au pouvoir spirituel de
l'évêque en sa cathédrale.
Vers le milieu du 17e siècle, c'est l'évêque lui-même qui donna l'argent pour sa
reconstruction.
L'hôtel de ville, agrandi à la fin du 19e siècle est dorénavant couvert d'une
verrière, récemment restaurée.
C'est sous la protection de la chapelle St-Jacques édifiée au 12e siècle que la
ville de Cavaillon s'est développée.
Au pied de la colline St-Jacques, s'élève la cathédrale consacrée à St-Véran et
à Notre-Dame.
Cet édifice construit entre le 12e et le 13e siècle est de style roman.
Sa nef unique se termine par un abside voûté en cul-de-four.
Au dessus du chœur, le clocher prend la forme d'un lanternon polygonal.
Adossé à cette cathédrale, s'élève un charmant cloître, espace de quiétude et de
prière.
Ce cloître, restauré au 14e siècle, donne accès à l'intérieur de la cathédrale
dont le décor date en majorité des 17e et 18e siècles.
Autre élément important de l'architecture sacrée de Cavaillon, la chapelle du
Grand Couvent des Bénédictines, consacrée évidemment à St-Benoit.
La pièce principale en est les hauts reliefs sur les vantaux du portail en bois.
Des sculptures qui reprennent la règle de St-Benoit dont le profil est
d'ailleurs représenté sous le linteau de la porte.
Enfin, dernière pièce majeure de l'architecture cavaillonnaise, la chapelle de
l'Hôtel-Dieu construite en 1755.
De proportion plus modeste, la chapelle abrite maintenant le musé archéologique
de la ville.
La façade est ornée de motifs végétaux où virevoltent des anges.
Par ailleurs, la ville de Cavaillon fut un lieu de regroupement des Juifs de
France.
Nombreuse et fort dispersée au Moyen-Age, la communauté hébraïque a dû refluer
vers des terres plus tolérantes après avoir été contrainte de quitter le Royaume
de France.
Elle trouva refuge dans les possessions papales en France : Avignon et le comtat
Venaissin.
Au début du 17e siècle, Cavaillon, l'lsle-sur-la-Sorgue et
Avignon possédaient chacune un quartier juif.
A Cavaillon celui-ci s'appelait la Carrière.
Il renfermait une synagogue.C'est l'une des plus anciennes d’Europe qui abrite
maintenant le musée juif-comtadin.
propriétaire: Barbara ...
Site réalisé par Barbara et hébergé par le Ti-BoutWeb ... Robert